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Samedi 6 octobre 2007

CODE D'HONNEUR DU BUSHIDO

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Le Bushido, mot japonais qui provient du chinois (wu shi dao) est une tradition japonaise de chevalerie. Sa traduction signifie "la voie du guerrier" - de Bushi (guerrier) et Dô (la voie). La plupart des Samouraï ont voué leur vie au Bushido, un code strict qui exigeait loyauté et honneur jusqu'à la mort. Si un Samouraï échouait à garder son honneur, il pouvait le regagner en commettant le Seppuku (suicide rituel), que l'on connait mieux en occident sous le terme, impropre cependant, de "Hara-Kiri" ou "action de s'ouvrir le ventre" (Hara : le ventre, siège du Ki : puissance, énergie et Kiri : coupe au sabre).


Le Bushido est un code moral de conduite personnelle. Sous sa forme la plus pure, il exige de ses pratiquants qu'ils jugent efficacement le moment présent par rapport à leur propre mort. C'est particulièrement vrai pour les formes initiales de Bushido ou de Budo.


Ce code de vie a emprunté au bouddhisme l'endurance stoïque, le mépris du danger et de la mort; au shintoïsme, le culte religieux de la Patrie et de l'Empereur ; au confucianisme une certaine culture littéraire et artistique ainsi que la morale sociale des "relations" : parents-enfants, maître et serviteur, époux, frères, amis.
Il existe sept vertus associées au Bushido :
· Gi Droiture
· Yu Courage
· Jin Bienveillance
· Rei Respect
· Makoto Honnêteté
· Meiyo Honneur
· Chugi Loyauté.

Personnalités importantes dans le développement du Bushido :
· Soko Yamaga, qui l'a fondé et codifié.
· Shigetsuke Taira
· Musashi Miyamoto
· Tsunetomo Yamamoto

Le Bushido a servi également de base spirituelle à ceux qui ont commis les attaques Kamikaze pendant la seconde guerre mondiale. Pour cette raison, plusieurs arts martiaux enracinés dans le bushido ont été interdits par les Américains pendant l'occupation d'après-guerre.
Le Bushido est un corpus moral et éthique propre à la classe sociale des Samouraï. Avec la modernisation radicale du pays sous la réforme Meiji (1868), l'existence des classes sociales fut bannie et les Samouraï perdirent leur statut particulier qui en faisait des sortes de policiers féodaux, seuls habilités à porter une arme blanche).
Inféodés à l'Empereur, de nombreux samouraï suivirent la reforme et devinrent principalement des dirigeants de l'armée japonaise à l'occidentale en cours de formation (Voir The Last Samurai), ainsi que des hommes politiques et plus tard des capitaines d'industrie. Ainsi, à la fin du XIXe siècle, sur l'impulsion du gouvernement, ils firent partie des organes dirigeants des grands conglomérats industriels et de commerce (Mitsui, Mitsubishi, Sumitomo...). Ces entreprises furent les premières vraies structures capitalistes modernes du Japon. Cette fondation est alors marquée par le mode de management de ces dirigeants, anciens Samouraï, qui organisèrent leurs entreprises selon les valeurs de leur corpus de référence : le Bushido.
C'est pourquoi on peut considérer aujourd'hui que le Bushido est encore très présent dans l'organisation sociale et économique du Japon, car c'est le mode de pensée qui a historiquement structuré l'activité capitaliste au XXe siècle. Les relations d'affaires, le rapport étroit entre l'individu et le groupe auquel il appartient, les notions de confiance, respect et harmonie au sein du monde des affaires japonais est directement issu du Bushido.

Le sport moderne du Kendo prend sa philosophie de base dans le Bushido; à la différence d'autres arts martiaux, le contact prolongé, ou les coups multiples, tendent à être défavorisés pour privilégier des attaques simples et propres sur le corps ou la tête.

par leglossamulaii publié dans : Tout sur les samulaï
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Samedi 8 septembre 2007
source Wikipédia

Le Bushidō a enseigné que l'âme du samouraï est dans le katana (grand sabre) qu'il porte. Quand un enfant avait atteint l'âge de 13 ans, il pouvait obtenir un wakizashi (petit sabre) et un nom d'adulte lors d'une cérémonie appelée "Genpuku" (元服). Lors de cette cérémonie, il devenait samouraï. Il obtenait aussi le droit à porter un katana, mais l'épée était normalement fermée avec de la ficelle pour prévenir les accidents. Un katana et un wakizashi ensemble sont appelés un daisho (littéralement : "grand et petit").

Le wakizashi était "la lame d'honneur" d'un samouraï et il ne quittait jamais son côté. Le samouraï dormait avec sous son oreiller et l'emmenait avec lui quand il entrait dans une maison et devait laisser ses armes principales dehors.

Le tanto était un petit poignard, et il était porté quelques fois à la place du wakizashi dans un daisho. Il était utilisé quand un samouraï devait faire seppuku ou hara-kiri (suicide). Cependant, on note que placé dans le keikogi ("vêtement d'entraînement"), le tanto se révèle être une arme de poing très utilisée pour les assassinats ou les combats rapprochés.

L'arme favorite du samouraï était le yumi (l'arc). Le yumi resta inchangé jusqu'à l'apparition de la poudre à canon et des fusils au XVIe siècle. L'arc à poulies de style japonais n'était pas une arme très puissante en comparaison avec l'arc classique d'Eurasie. Sa taille permettait de lancer divers projectiles comme des flèches enflammées, et flèche-signaux d'une portée efficace de 50 mètres, et plus de 100 mètres quand la précision n'était pas importante. Il était ordinairement utilisé à pied derrière un tedate (手盾), un grand mur de bambou mobile, mais il pouvait même être utilisé à dos de cheval. La coutume de tirer à dos de cheval, yabusame (流鏑馬), est devenue une cérémonie shintoiste.

Au XVe siècle, le yari (lance) est également devenu une arme populaire. Il a remplacé le naginata sur le champ de bataille lorsque la bravoure personnelle est devenue moins importante, et les batailles, plus organisées. Le yari était plus simple à utiliser et plus mortel qu'un katana. Une charge, à cheval ou à terre, était plus efficace quand une lance était utilisée, et offrait plus de 50% de chances de vaincre un samuraï armé d'un tachi, un katana adapté au combat monté. Dans la Bataille de Shizugatake, où Shibata Katsuie fut vaincu par Toyotomi Hideyoshi (ou Hashiba Hideyoshi), les "sept lances" de Shizugatake (賤ヶ岳七本槍) ont joué un rôle crucial dans la victoire.

par leglossamulaii publié dans : Tout sur les samulaï
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