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Mémoiles d'un samulaïï

Samedi 20 octobre 2007
Le glos chinois s'ennyait dans son pousse-pousse. Il y en avait pour 5 heures de route encore, avant d'arriver au campement près du fleuve Amour. Il se serait bien passé de ce genre de voyage, avec tous ces jeunes moines shaolins, brillants certes, mais excités comme des jeunes vierges à l'idée de guerroyer enfin.
Malgré les préparatifs de départ, Tching-Li avait eu le temps de mettre à l'abri femmes et enfants.
Certes il y avait eu des protestations, des cris et des soupirs mais au moins sa famille était en sécurité. Il faut se méfier des temps de guerre. Aussi le Glos Chinois avait envoyé toute sa maisonnée. à Honk-kong - dans sa pagode toute récente de 18 étages (une prouesse architecturale).


  peinture-chinoise-7mq180a.jpg
Que le temps était long ! Et ces routes mauvaises !
C'est en se penchant pour demander à son chauffeur de hâter le pas que Tching-li appercut une petite feuille de papier soigneusement pliée. Surement une attention délicate de l'une de ses merveilleuses épouses.
Mieux que cela, un petit jeu !! Rhôôôo !!
Le glos chinois, qui adorait jouer (au Monopoly, un jeu qu'il avait presque inventé) sortit son petit bambou et son flacon d'encre.
Voici la traduction de ce qu'il a noté :

Document des archives de Samou-San
Ce serait parait-il le vrai questionnaire de Proust... écrivait le Lutin

Que représente pour vous le Paradis ? un bon molceau de canald laqué vivant 
Que représente l'Enfer ? un sushi sur un lit de lit vinaiglé
Quel est pour vous le comble de la misère ? être pauvre au Honshu et manger des makis
Votre qualité préférée chez l'homme ? ne pas etle nippon
Votre qualité préférée chez la femme ? ne pas etle maliee a une affleuse face de citlon nippone
Votre vertu préférée ? la bétise
Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ? leur dévotion
Pour quelles fautes avez-vous le plus d'indulgence ? mes ploples fotes
Le principal trait de votre caractère ? la foulbelie
Votre principal défaut ? aucun
Votre principale qualité ? la foulbelie
Votre drogue ?l a sauce aigle-douce
Votre rêve de bonheur ? léduire en miniscule glain de liz les 5 lochers qu'on nomme Yapon
Quel serait votre plus grand malheur ? avoil du aller au yapon sans léduire en saucisse 5 palfums le Samoulaii
Où aimeriez-vous vivre ? pas au Yapon, que des pleutles 
Qui auriez-vous aimé être ? Confucius
Le don de la nature que vous aimeriez avoir ? j'ai déjà le plus beau nem
Aimez-vous le sport ? le kung-fu
Votre occupation préférée ? jouer au Monoploy
Vos prénoms favoris ? Alise-Li la Tlès céleste, Ophi-li, Lina-Li, Swang
La couleur que vous préférez ? l'ivoile délicat
La fleur que vous aimez ? le chlysanthème, ca me lappelle le joul de l'entellement futul du samou
L'oiseau que vous préférez ? l'hilondelle (poul les nids)
L'animal que vous préférez ? le dlagon de feu
Vos auteurs favoris quel que soit le genre ? Confucius
Votre peinture favorite ? La mel de Hokusai, juste avant qu'elle ne noie le Yapon
Vos héros dans la vie réelle ? moi-même
Vos héroines, la fiction et l'Histoire ? mon Impélatlice Céleste
Les caractères historiques que vous détestez le plus ? les samoulais que des pleutles
Ce que vous détestez par-dessus tout ? le Glos samoulai un pleulte
La réforme que vous estimez le plus ? celle qui me léfolmera
Le fait militaire que vous admirez le plus ? quand je léduilais en tas de 5 épices le Shikoku
État présent de votre esprit ? geulier
Avez-vous un regret ? ni de remolds
Comment aimeriez-vous mourir ? sans legelts
Votre devise ? Un bon nippon est laqué.
Par leglossamulaii
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Samedi 20 octobre 2007
Oji-San profitait de son quart de pause pour méditer. 
Non, décidemment ce monde moderne ne tournait pas rond. Il se souvenait de son enfance, et de ses jeunes années. De son temps, on ne prennait pas des tonnes de concubines. On épousait la fiancée qui vous était destinée, et qui s'occupérait du bento, du furo et de tenir correctement la maison.
Jamais sa bien-aimée épouse n'aurait osé monter sur un bateau, encore moins sur un navire de guerre.
Par contre elle était passée maitre dans l'art du bain : furo aux pétales de cerisier et d'essence de mandarine rouge au printemps, délicates feuilles d'érables et de shiso pour l'automne, raffraichissantes pivoines l'été et revigorants cyprès et yuzhu pour l'hiver.
Jamais son épouse ne se serait habillée autrement qu'en kimonos délicats. Et pour l'éducation de ses 2 enfants, Gregio-San et Mélissalo-San, c'était une mère parfaite.

estampe-copie-1.jpg  le manuscrit original

La majorité des historiens font remonter le célèbre codoji à ce voyage.
Voici le texte original :

1. Crier tu ne feras point
2. Dire bonjour tu feras
3. Dire au revoir tu feras
 
4. Des bisous en smiley tu demanderas
5. Ne pas dupliquer les lettres plus de 10 fois de suite tu feras
6. OF tu vénéreras
7. Swanijo-San tu chériras
8. Rire tu as le droit
9. Alisako-Senseï,  tu adoreras
10. Propro tu béniras ...Enfin quand le :bisou marcheras
11. La corruption de modos, tu ne tenteras pas
12. Flooder point  tu ne feras .... (Euh vérifier les faisabilités techniques)
13. Dénoncer Wilbird tu feras
14. Chanter , rire, applaudir, tu feras
15. Faire de la pub pour le blog de son copain tu feras
16. Ranger la vaisselle propre tu feras
17. Remettre du papier tu feras
18. Au grossamoumou, une jetée tu boueras
19. Mettre les chaussettes sales dans la panière tu feras
20. Dtc vérifier, tu iras 

Qualifié d'ésotérique, de complexe, le Codoji nécessite des explications.
Les items 1, 2, 3, 8, 12 (le flood en vocabulaire marin est un tangage inexpliqué), 14, 16, 17 (consignes d'hygiène) et 19 font référence à la vie à bord et sont donc des règles de bonne conduite. Mais ils ont un sens caché, car ils précisent les rituels des cérémonies secrètes.
L'item 9 était en fait l'item numéro 1, comme constaté sur le manuscrit authentique.
Les articles 4 et 10 font références à des pratiques chamaniques. Il semble que Ploplo soit une divinité (plutôt maléfique mais sans réel pouvoir). Le smiley est une offrande.
L'article 7 est ambigu. Il se peut qu'Oji-San ait eu une tendre passion pour la plus jeune des concubines de Samou-San, ce qui renvoie à l'article 19.
Article 11, les modos sont des créatures puissantes et peu visibles (elles sortent la nuit le plus souvent). Pour attirer dans leurs filets les âmes des simples mortels, elles se font séduire. On dit que Ophiko-San serait une réincarnation de modo.
Willbird de l'article 13 est un vagabond occulte et gaffeur dans la mytholgie chamanique Ojienne. OF semble être une abréviation pour Oji Foundation (article 6).
Enfin Dtc semble être la divinité suprème permettant d'atteindre le darhma. Ce koan est le plus éliptique. Il incite à la prière et à la méditation.

Le Codoji semble avoir été appliqué très peu de temps (un siècle ou deux). Il en reste pas moins fondateur de toute une philosophie de vie impregnée du si subtil et délicat zen.
Par leglossamulaii
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Mercredi 17 octobre 2007
La flotte Impéliale de l'Emire du Soleil Levant  était en mer.
A sa tête , commandée par le très  agile Oji-San,  AMiral en chef , le Musashi Céleste,  destiné au  transport  du bataillon d'élite des samourais, et de la famille du glossamou.

Celui-ci, entouré de ses 4 concubines,  était fort  mal en point.  Allongé sur un transat,  au soleil sur le pont,  tenant la main de Swaniko à gauche, celle de Leena à droite , il luttait contre de terribles nausées et une migraine affolante.

- Vous allez me boire ca,  dit Dame Ophiko en tendant un verre rempli d'un liquide brun
- qu'est-ce que c'est ? anonna le Samou d'une voix blanche
- buvez d'abord !
Samou-San avala une gorgée de l'étrange breuvage, et eu un haut le coeur (de plus)
- mais c'est infect. Ca me rappelle la cuisine chinoise, en pire !!
- buvez-tout !
Un samouraï, maitre de l'art de la guerre ne recule devant aucun danger. Stoïquement, avec son courage légendaire, il but le contenu du verre, en réprimant une horrible grimace.
- Vous irez mieux dans quelques heures, mon ami.
- Merci mais qu'est-ce donc ?
Ophiko était déja repartie en faisant claquer ses tongues. Il était intile de raconter que le breuvage était un mélange chinois de sauce aigre douce (avec beaucoup d'aigre d'ailleurs) et de 5 épices, assez recommandé comme remède miraculeux contre le mal de mer dans les pharmacopées japonaises et chinoises.
hokusai.jpg
















gros grain en mer du japon


En effet une heure après, Samou San rejoint Oji-San à la barre.
- A tribord toute, hurlait le grand Amiral qui pour une fois, avait troqué son vieux kimono pour un impeccable costume, revêtu d'un nombre impressionnant de décorations. "Alors mon gaillard, on ne joue plus les moussaillons effarouchés ?"
Oji-San sorti de sa poche une petite fiole en raku et deux petits bols.
- Serait-ce du saké ?
- Bien mieux que du  Saké, matelot, goutez moi ça
Le liquide ambré aavant un parfum inimitable de soleil et d'iles. "Du pur Rhum de contrebande, un breuvage que vous ne trouverez nulle part, mais regardez donc cette couleur !
Oji San s'avala le verre cul-sec et se resservit.
Samou-San trouva le breuvage étrange, bien meilleur que la potion ingurgitée auparavant. Etrange mais délicieux, comme les feuilles d'érables de l'automne.
Quand la fiole fut vide, Samou-San se sentit merveilleusement bien et presque un peu bucolique.
- vous pouvez me prétez votre pinceau et votre encre Oji-San ?

Après avoir gratté le baton d'encre sur la pierre, Oji San sortit une feuille soigneusement pliée et entreprit de répondre à un petit jeu que lui avait envoyé Lutin Mat.

Document des archives de Samou-San
Ce serait parait-il le vrai questionnaire de Proust... écrivait le Lutin

Que représente pour vous le Paradis ? un bon molceau de tolo sul du liz au vinaigle
Que représente l'Enfer ? un molceau de yack sauce-aigle douce en buvant du vin de yack
Quel est pour vous le comble de la misère ? être pauvre au Tibet et boile du vin de yack
Votre qualité préférée chez l'homme ? ne pas etle chinois
Votre qualité préférée chez la femme ? ne pas etle maliee a un chinois
Votre vertu préférée ? la foulbelie
Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ? leur cluaute
Pour quelles fautes avez-vous le plus d'indulgence ? les fautes d'accents
Le principal trait de votre caractère ? la betise
Votre principal défaut ? la goulmandise
Votre principale qualité ? la goulmandise
Votre drogue ? le poisson
Votre rêve de bonheur ? annexer la mandchoulie
Quel serait votre plus grand malheur ? annexer la mandchoulie et pas savoil qu'en faile palce qu'ell est tlop poullite
Où aimeriez-vous vivre ? pas en mandchoullie c'est tlop poulli
Qui auriez-vous aimé être ? Tokugawa
Le don de la nature que vous aimeriez avoir ? un plus glos katana
Aimez-vous le sport ? le bushido
Votre occupation préférée ? le bushido (et decouper des passons avec mon glos katana)
Vos prénoms favoris ? Alisako, Ophiko, Leenako, Swaniko, Akiko, hanako, Kuniko, keyoko, keiko, yukiko, kiko
La couleur que vous préférez ? le jaune citlon
La fleur que vous aimez ? la fleul du yuzu au petit matin sul les collines avant de paltil envahil la mandchoullie. Pis le yuzu, c'est un peu comme du citlon.
L'oiseau que vous préférez ? le fenisque
L'animal que vous préférez ? le chinois
Vos auteurs favoris quel que soit le genre ? Nitobe InazoVotre compositeur favori ? Wagnel au petit matin sul les plaines deseltes de Mandchoulie. Pis le Blahms poul son lequiem quand je chalcute le chinois
Votre peinture favorite ? Guelnica calk ca me lapelle le Tonkin
Vos héros dans la vie réelle ? Oji-chan
Vos héroines, la fiction et l'Histoire ? mes concubines
Les caractères historiques que vous détestez le plus ? j'ose pas le dile
Ce que vous détestez par-dessus tout ? la violence
La réforme que vous estimez le plus ? l'annexion de la Colée
Le fait militaire que vous admirez le plus ? Peal haboul, meme si c'est pas en mandchoullie
État présent de votre esprit ? zen (paleil poul moi, toujouls zen)
Avez-vous un regret ? nan
Comment aimeriez-vous mourir ? pal sepuku palce que sepuku de sushi poul la blanchisseuse
Votre devise ? c'est tout poulli la mandchoullie.
Ndlr : ce document d'époque nous est transmis ainsi. Les fotes de clapier originelles ont été conservées. Elles s'ajouteront aux notres, y a pas de raison.

Par leglossamulaii
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Vendredi 12 octobre 2007

Tout au long de ma longue vie, j'eus la chance d'avoir des nouvelles régulières de Lutin-Ko-Matsuo. Je peux même dire que je le considérais comme un ami. Bien sur je brûlais de question mais je savais que le drôle de
petit bonhomme n'en ferai qu'à sa tête. 

Un jour je reçus (toujours par mon pigeon voyageur préféré) d'étranges images.
Regardez  :
pzero.jpg

pzero2.jpg

D'après ce que j'ai compris ce serait notre futur matériel de guerre, comme une grosse grue volante. J'aimerai beaucoup avoir ce joujou là. Je me demande où il est fabriqué ? P'être dans ce nouveau pays dont on parle beaucoup, les Etats-Unis ?
Comme Oji San me l'a expliqué, ce très grand pays ne serait pas très loin de notre pays bien-aimé. Dans l'hémisphère sud. Vu le nom ca doit être un chapelet d'îles, comme chez nous.
Par leglossamulaii
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Vendredi 12 octobre 2007
Si vous arrivez à vous réperez dans tous les personnages qui jonchent mes mémoires, je ne vous ai pas encore parlé de Lutin-ko-Matsuo, une drôle de créature, ente rêve et réalité.
f6ec6fea.jpg
La première fois que je l'ai croisé, j'ai failli l'écraser !! J'étais parti à la cueillette des champignons dans la campagne autour du mont Fuji. En ramassant quelques shitakés, j'ai aussi ramassé un tout petit homme, mais vraiment très petit, avec de drôles d'oreille et un petit nez en trompette.
- vous pourriez quand même faire attention, lol, dit le drôle de petit bonhomme
- maisheu, excusez-moi, je vous avez pas vu.
- bon ben maintenant vous avez vu, et touchez pas à ce champignon, c'est l'entrée de ma maison
Je n'osais pas trop poser de question, un samourai doit rester zen quelques soient les circonstances. Et comme le petit homme n'avait pas l'air très causant, je lui fis un salut de la tête et avec la délicatesse que vous me connaissez, rebroussai chemin.
- Nanmeho, vous ! On s'est pas présenté. Je suis Lutin-Ko, de la famille des Matsuo
- Samou-San de la famille des Meiji
- Ah oui je vous connais vous, je lis parfois vos aventures
- Maisheu, maiseuh, j'ignorais que mes aventures étaient si connues
- Non c'est moi, je lis dans le futur vous savez, vous deviendrez très célèbre grâce au récit de vos aventures, dit le petit bonhome
[interessant] pensaisje.
- bon pas tout cela mais mon café va refroidir, tenez je vous laisse mon mail, et à la prochaine.
Lutin-ko me tendit un petit bout de papier minuscule. J'aurai bien aimé lui demandé ce qu'était le café et le mail, mais il avait déjà disparu dans les herbes.

Quelques jours plutard, l'un de nos pigeons voyageurs portait un message qui m'était destiné

A l’aube d’un autre monde ou les nuits sont sans fin,
un samouraï serpente a la surface des plaines eurasiennes
de la Manchourie.
Il est à la recherche du gros chinois qui se méfie.
Le katana en poche, il erre ouvrant la chasse au mécrant,
jurant et pestant de ne pas le trouver là ou il devrait être.
Malheureusement, le fourbe ne se laisse pas impressionner,
Tout cela existe pourtant en cette fin de siècle désabusé,
est ce la fin de ce pays, sera-t-il éradiqué ?
Bombardement et lancement de p-zéro kamikaze,
le samouraï ne recule devant rien,
Mais de son abri anti atomique le gros chinois écoute du jazz
feutré noyé par le bruit des bombes assommant ses prairies.
Prends garde à l’échafaud samouraï se dit il,
Si je t’attrape je peux te jurer que toutes les geishas du monde ne pourront abréger tes souffrances.
La guerre tu as décidé, la guerre tu auras foi de chinois.
 
C’est ainsi que commença le grand combat entre le samurai et le chinois.
Lutinko-Matsuo
Par leglossamulaii
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Samedi 6 octobre 2007
Kyoto, Maison du Glos Samou


Le glos Samou était content. Ses jeunes recrues étaient motivées et prêtes à affronter les pires ennemis.
Bientôt sonnerait l'heure du départ.
Toutefois Samou-San avait un léger souci : en son absence, qui veillerait sur ses concubines et ses enfants. Les temps de guerre ne sont jamais bon, et même si la guerre se passait en Australie, tout au fond de la Russie, on ne sait jamais.
Estampe-OKUSAI--c-Regards-Laval.jpg

Il convoqua pour un bento express sa première épouse, la très sage Ophiko-San. Ils déjeunèrent de Izanagi et Izanami, arrosé d'un thé vert léger.
- J'ai pensé tlès chèle concubine que pendant mon absence, vous pourriez allez vivre dans notre maison de campagne de Shikoku, avec vos soeurs
- Et pourquoi donc très cher ?
- On ne sait jamais, les temps de guerre, vous ne manquerez de rien à la campagne..
- Ce n'était pas nos projets, murmura avec une infine douceur Ophiko-San
- J'insiste, je serais rassuré
- En fait vous allez être totalement rassuré
- Ah merci ma douce amie, merci
- Oui nous partons avec vous !!
Samou-San faillit recracher sa bouchée de surimi.
La jeune dame expliqua :

"Nous vous accompagnons, tlès cher, car qui va soigner votre mal de mer pendant la traversée ? Qui vous fera couler le O'Furo ? Qui préparera votre bento ? Et qui vous déchiffrera les cartes de l'état-major
- Mais heu ?
- Inutile de discuter, nous avons préparé nos bagages, et puis franchement il faut bien que nous étrennions ces remarquables tenues militaires et nos yaris (lances ndlr) flambants neufs
- m'enfin mais heu ?
- je vous rappelle que Leena-Ko est championne de Japon de Yami, que Blackeviko manie à la perfection le shuriken et que Swan-ko et moi même avons été initiées à l'art du naginata par mon père (Yukimura Sanada, cléèbre samoulai).
- les femmes ne font pas la guerre
- Il faut un début à tout, d'ailleurs nous avons une accréditation de sa Très Ingénieuse Impératrice.

Samou-San, entrainé par des années de prières et la pratique du zen salua sa jeune concubine et se retira dans son petit bureau. Décidément le monde allait mal. Le Japon s'alliait avec ce pays barbare qui faisait frire le riz, même pas vinaigré. Il fallait combattre d'autres indigènes encore plus mécréants, des blancs (pfft même pas cuits et les yeux globuleux au lieu des délicates élipses qui illuminent le teint délicatement doré des nippons). Et en plus, les concubines se comportaient comme non pas comme des délicates créatures crées pour son bon plaisir mais comme des... des .. des chinoises !!

(à suivre)

Par leglossamulaii
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Mardi 25 septembre 2007
Palais des mille rivières d'or, Bejing.
peinture-chinoise-7mq180a.jpg Zheliang-Li

Sa Très Céleste, la Très Grande Impératrice de la Chine Eternelle réunissait de son coté ses meilleurs conseillers, stratèges et généraux. Parmi eux, le très jeune et prodigieux Zheliang (qui quand il n'élaborait pas des stratégies militaires digne de Einstein se passionnait pour la très japonaise pratique de l'origami) et le redoutable et imposant Glos Chinois, DIng-LI.

Pour la première fois dans son Immense Règne de Douceur, Sa Très Divine portait un militaire ensemble dit "Mao", brodé toutefois d'or et de fleurs d'osmanthus en émeraude et nacre et saphirs. 
Elle exposa la situation : ses meilleurs espions, des moines formés dans les meilleurs temples shaolin, étaient formels, la Russie, ce pays de faces de lait au nez rougis par la vodka mal distillée, voulaient étendre leurs terres au delà du fleuve Amour et annexer une bonne partie de la Mongolie et de la Mandchourie.
Hélas, l'ennemi blanc était puissant.

Zheliang (litteralement Petit Ange blanc comme la Nacre)  exposa un plan complexe :
- le premier mois, nous laissons les russes faire 500 000 prisonniers chinois. Selon les conventions internationnales ratifiées par les Tsars, ils sont obligés de nourrir, soigner et bien traiter les prisonniers. Le deuxième mois, nous laissons les moujiks faire 500 000 prisonniers supplementaires et ainsi de suite pendant 6 mois. Ce qui fait 3 millions de prisonniers à nourrir. Le 7ème mois, nous proposons la capitulation de la Russie
- Jamais je ne laisserai un chinois manger des choux, des betteraves et des pommes de terre, hurla Sa Tr-s Exposive
- Rien compris à ce plan digne d'un énarque, euh pardon un ennuque objecta GLos Chinois. D'ailleurs O Sa Très Radieuse, j'ai des informations capitales à vous communiquer
- Faites Ding-Li, faites
- Je reviens d'un voyage dans ce minuscule pays, le Japon, à peine plus grand que le quart de Formose, et fort peu civilisé. L'espion suprême du polichinelle qui dirige ce rocher plus petit que la moitié de Hong-Kong etait en Russie. Il est évident qu'un complot russo-nippon menace notre pays
- Nous avons ces informations, coupa net Sa Très Avisée
- Mais saviez-vous que le Glossamoulaii ce pleulte a été reçu par le Tsar dans sa datcha d'Australie ?

Zheliang haussa les épaules et ironisa "Datcha d'Austalie septentrionnale je suppose"
- Nos informateurs n'ont pas précisé, reconnu Ding-Li
- Peu importe DIng-Li, vous avez été formé au wushu par Maitre So Doshi et vous avez passé 20 ans dans le temple du Henan. Aussi je vous confie le soin d'entrainer nos meilleurs soldats à l'art si majestueux du Kung-Fu. Allez, vous n'avez que deux demi-lunes pour cela.
Le Glos Chinois remercia Sa Très Magnifique Lumière des Bonheurs Eternels et imagina déjà les meilleurs passes pour transformer ce tlaitle de nippon en briques de thé.

-Vous, Zhéliang, vous serez chargé de coordonner nos actions avec mon oncle Oji-San qui vous connaissez, et pas trop de plans sur la comète
- Puis-je objecter Sa Très Magnanime, que si la collaboration avec le sage Oji-San ravit mon coeur et lui donne les ailes du papillon vainqueur, la cohabitation avec Ding-Li me parait aussi éphémère que la première rosée
- Ding Li a son caractère mais c'est un guerrier acharné. 
- Incapable de lire une carte, datcha russe d'Australie, pfft
- Nous nous assurons les services de Glos Chinois non pas pour ses compétences en géographie, mais pour l'art si subtil de la guerre. Et d'ailleurs Zhéliang je me fiche totalement de cette Australie, les provinces Espagnoles sont trop lointaines.

(à suivre)
Par leglossamulaii
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Mardi 25 septembre 2007

Palais Impérial des neiges éternelles du Fuji-Yama, Kyoto

105032494-photo1.jpg

La très Magnifique Grande Impératrice du Japon avait réuni son conseiller particulier Oji6san, également nommé Amiral en chef des Armées de mer de Sa Très Illustre, et le chef des Armées Terrestres, le Gros Samoulaii.

Pour l'occasion, la Très Divine avait revêtu un kimono imprimé camouflage, et arborait plus de décorations (en diamants 250 carats) qu'un général français à la retraite. Le Glos samoulaii, en kimono kaki et katana d'honneur remis un délicat présent chiné à Pekin (il avait mis un point d'honneur, selon l'article 345, page 297 tome II du Code du Bushido à l'acheter et le choisir lui-même), un authentique fume cigarette en jade ciselé d'époque Tsou. A son accoutumée Oji-San, la barbe blanche impeccablement taillée portait un vieux kimono rapiécé et des pantoufles.

Après les politesses et salutations d'usage, et quelques prières zen, Samou-San demanda à prendre la parle et faire (enfin) un compte rendu de son séjour en Chine.
- Il se formente un complot, O Sa Très Respecteuse, le Glos Chinois, qui nous le savons a toujours été un foulbe était parti  - soit-disant, en voyage. En tous cas nos informateurs ne l'ont point aperçu à Pékin.
- Oui nous savons cela, interrompit Sa Très Bienheureuse
- Par ailleurs, je ne ferai que souligner la société débauchée et avilie chinoise, qui hélas degrade tous les jours l'image du monde asiatique et je ne puis que conseiller à Sa Très Illustrissime de porter haut les valeurs de notre pays et donc de civiliser ces barbares, d'ailleurs..
- Notre souci n'est pas là, coupa net Alisko-Senseï. Nous avons un souci bien plus grave qui menace notre empire, pire que la grippe aviaire et les typhons.
Le Glossamoulaii se prosterna et assura qu'il donnerait (si il le fallait) son sang pour l'honneur de son pays.

- Les russes, ces faces d'albatres aux nez rougis, ces moujiks veulent envahir notre merveilleux pays, expliqua Sa Très Majestueuse
- Et avoir la main mise sur la mer du japon et le commerce que nous faisons, compléta Oji-San
- Je le savais, maugréa Samou-San, O Sa Très Lumineuse, ce conflit est ourdi par la Chine vénale, j'en ai la preuve absolue : le Glos Chinois était en Russie, dans la province nommée Australie, et je sais à présent qu'il complote contre nous.

Oji-San leva les yeux au ciel et proposa de recentrer le débat.
- La meilleure défense à toujours été l'attaque, expliqua Sa Très Clairvoyante, aussi Oji-San, vous avez une demi-lune pour me présenter le plan d'attaque, et vous Samou-San, 4 lunes pour m'entrainer la fine fleur des samourai et des ninjas, vous formerez le commando d'élite. Allez zou au travail, j'ai ma séance de shiatsu qui m'attend.

Samou-San se retira après maintes courbettes, fort fier de cette mission (enfin de l'action, trop de gonzesses dans ces mémoire et pas assez de combats). Oji-San toutefois s'attarda encore un peu.
- Il est hors de question que je travaille avec ce samouraii inculte
- Et pourquoi donc ? Samou-San est de loin notre meilleur guerrier
- Un inculte qui confond la Russie et l'Australie, pfft, incapable de lire une carte
- Samou-San a l'expérience des très grands, la formation des meilleurs maitres, donc vous travaillerez avec lui, objecta Sa Très Décidée, et je me fous de l'Australie comme de de toutes les provinces africaines d'ailleurs.

Par leglossamulaii
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Dimanche 23 septembre 2007
Kyoto - Hotel du Mont Fuji


Le Gloschinois fulminait.  Qu'est-ce qu'il faisait dans ce pays  insignifiant ? Il récapitula tous les désagrements de ce voyage.
CRW-6977m.jpg

Premièrement, ce lâche de Glossamulaii était soi-disant en voyage privé avec sa famille.  Une servante  mal fagotée lui expliqua cela dans un mauvais mandarin (avec un accent coréen).  Ce  ladre serait partie en Australie. Qu'est-ce qu'il allait faire dans cette région de Sibérie ? Louche tout cela, très louche... Et ses informateurs semblaient confirmer ce départ, et pourtant le Gloschinois en avait laché des yens pour faire parler ces faces aplaties.


Deuxièmement,  ses épouses  n'étaient jamais là.  Toujours à faire des courses,  mais que pouvait-on donc trouver d'intéressant  à acheter sur ce rocher ?  En plus il avait faim. Ce  n'était  pas les 2 bouchées à peu près avalables qui allait remplir un estomac  imposant. Mais comment pouvait-on manger des choses aussi répugnantes : du riz au vinaigre,  et des poissons crus.  C'était bien là le signe de l'abrutissement de ce peuple, et de sa barbarie.  Des soupes bien trop salées,  et  ce saké, chaud en plus. Non,  pas étonnant que les nippons soient des  dégénéres.

Troisièmement, l'inconfort de l'hotel, pourtant fort cher. De la paille tressée pour dormir et des cloisons en papier, pas de chaises évidemment, pays de campagnards et d'incultes. Le climat, humide et gris était insupportable, preuve que les Dragons qui vivent au pays céleste n'aiment pas ce pays. Si encore les femmes étaient jolies !! Des pauvres créatures fardées de façon éhontée, trottinant sur des soques de bois qui faisaient un bruit désagréable, et en plus il fallait payer (et fort cher) pour les voir agiter un éventail, jouer de cet instrument pas accordé, le chat-mi-chène, et obtenir un verre d'alcool chaud. Une honte.

Enfin, pour faire plaisir à ses épouses, il avait accepté quelques sorties. Les jardins soit disant réputés (on ne sait par quel imbécile) n'étaient qu'un amas de sable et de pierre et de graviers, rempli de nippons bavards et n'arrêtant  pas de prendre des "photos" au moyen d'une pièce de fer attachée à leur cou. Il avait même failli mourir ébouillanté dans un onshen, un endroit où tout le monde se baigne ensemble, ce qui est un outrage à la pudeur et à l'hygiène. Ce pays était misérable, dévoyé.

Heureusement la pensée du rapport qu'il enverrai à Sa Très Céleste était fort réconfortante. Il n'y avait qu'une seule solution pour civiliser ce rocher caillouteux : l'annexer !!.


Par leglossamulaii
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Dimanche 23 septembre 2007
Pékin -  Hotel de litchis et des osmanthus parfumés



Le Glossamulaii tournait en rond dans sa chambre d'hôtel. Ce voyage en Chine devenait pesant.
ToyoharaKunichika.jpg

Premièrement, le Gloschinois était  introuvable. Selon  l'espèce d'ennuque  (une sorte de sumo  mal embouché), le  Pleutle  était lui aussi en voyage privé avec ses épouses.  En Australie. Samou-San se demandait bien  ce que son ennemi allait faire du coté de l' Oural... Malgré sa patience, son katana bien affuté, il ne peut rien tirer de l'ennuque.


Deuxièment, ses concubines  étaient invisibles. Samou-San  détestait faire  du shopping,  certes, mais il n'y avait personne pour lui préparer son bento  pour le déjeuner  et personne pour lui faire couler l'O'Furo . La nourriture chinoise était purement infecte, du riz frit et du canard à toutes les sauces, trop grasses, trop indigestes.  Sans parler de cette saucisse aux 5 parfums,  que  l'on servait systématiquement,  surement du chien  ou du chat faisandé.

Troisièmement, la minuscule chambre bourrée de meubles et de couleurs, se remplissait chaque jour de paquets incroyables ramenés par les concubines, prises d'une frénésie de consommation. Et puis cette mode chinoise, vraiment, cela ne pouvait être inventé que par des esprits dérangés : des robes moulantes dévoilant les formes de ses femmes et ces pantalons. Et en plus les concubines s'extasiaient. Ridicule, tout cela était ridicule. Des femmes en pantalons !! Et puis les tailleurs chinois n'avaient rien inventé du tout, mais s'étaient inspirés des tenues d'aikido tout simplement.

Quatrièmement, la visite de la Grande Muraille. Vraiment pour faire plaisir à ses jolies femmes, parce que, marcher sous un soleil de plomb, dans ce climat sec (même le climat était déréglé dans ce pays c'est dire si les forces du Ciel n'étaient pas contentes) sur une route mal entretenue, vraiment il fallait être fou. Samou-San se demandait bien quel malade mental avait bien pu trouver ce tas de pierre "Merveille du monde". Probablement ce Confucius, un autre attardé, un chinois quoi.

Samou tentait de passer le temps en méditant et en relisant le Bushido, mais cette ville était bruyante, sale, mais sale, grouillant de monde. La seule pensée qui arrivait encore à le détendre était celle de son rapport à l'Impératrice : pays de dingues, traditions et nourritures barbares. Bref il serait largement temps de civiliser ce pays...

(a suivre)



Par leglossamulaii
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