Dimanche 23 septembre 2007
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Kyoto - Hotel du Mont Fuji
Le Gloschinois fulminait. Qu'est-ce qu'il faisait dans ce pays insignifiant ? Il récapitula tous les désagrements de ce voyage.
Premièrement, ce lâche de Glossamulaii était soi-disant en voyage privé avec sa famille. Une servante mal fagotée lui expliqua cela dans un mauvais mandarin (avec un accent
coréen). Ce ladre serait partie en Australie. Qu'est-ce qu'il allait faire dans cette région de Sibérie ? Louche tout cela, très louche... Et ses informateurs semblaient confirmer ce
départ, et pourtant le Gloschinois en avait laché des yens pour faire parler ces faces aplaties.
Deuxièmement, ses épouses n'étaient jamais là. Toujours à faire des courses, mais que pouvait-on donc trouver d'intéressant à acheter sur ce rocher ? En plus il
avait faim. Ce n'était pas les 2 bouchées à peu près avalables qui allait remplir un estomac imposant. Mais comment pouvait-on manger des choses aussi répugnantes : du riz au
vinaigre, et des poissons crus. C'était bien là le signe de l'abrutissement de ce peuple, et de sa barbarie. Des soupes bien trop salées, et ce saké, chaud en plus.
Non, pas étonnant que les nippons soient des dégénéres.
Troisièmement, l'inconfort de l'hotel, pourtant fort cher. De la paille tressée pour dormir et des cloisons en papier, pas de chaises évidemment, pays de campagnards et d'incultes. Le climat,
humide et gris était insupportable, preuve que les Dragons qui vivent au pays céleste n'aiment pas ce pays. Si encore les femmes étaient jolies !! Des pauvres créatures fardées de façon éhontée,
trottinant sur des soques de bois qui faisaient un bruit désagréable, et en plus il fallait payer (et fort cher) pour les voir agiter un éventail, jouer de cet instrument pas accordé, le
chat-mi-chène, et obtenir un verre d'alcool chaud. Une honte.
Enfin, pour faire plaisir à ses épouses, il avait accepté quelques sorties. Les jardins soit disant réputés (on ne sait par quel imbécile) n'étaient qu'un amas de sable et de pierre et de graviers,
rempli de nippons bavards et n'arrêtant pas de prendre des "photos" au moyen d'une pièce de fer attachée à leur cou. Il avait même failli mourir ébouillanté dans un onshen, un endroit où tout
le monde se baigne ensemble, ce qui est un outrage à la pudeur et à l'hygiène. Ce pays était misérable, dévoyé.
Heureusement la pensée du rapport qu'il enverrai à Sa Très Céleste était fort réconfortante. Il n'y avait qu'une seule solution pour civiliser ce rocher caillouteux : l'annexer !!.