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Palais des mille rivières d'or, Bejing.
peinture-chinoise-7mq180a.jpg Zheliang-Li

Sa Très Céleste, la Très Grande Impératrice de la Chine Eternelle réunissait de son coté ses meilleurs conseillers, stratèges et généraux. Parmi eux, le très jeune et prodigieux Zheliang (qui quand il n'élaborait pas des stratégies militaires digne de Einstein se passionnait pour la très japonaise pratique de l'origami) et le redoutable et imposant Glos Chinois, DIng-LI.

Pour la première fois dans son Immense Règne de Douceur, Sa Très Divine portait un militaire ensemble dit "Mao", brodé toutefois d'or et de fleurs d'osmanthus en émeraude et nacre et saphirs. 
Elle exposa la situation : ses meilleurs espions, des moines formés dans les meilleurs temples shaolin, étaient formels, la Russie, ce pays de faces de lait au nez rougis par la vodka mal distillée, voulaient étendre leurs terres au delà du fleuve Amour et annexer une bonne partie de la Mongolie et de la Mandchourie.
Hélas, l'ennemi blanc était puissant.

Zheliang (litteralement Petit Ange blanc comme la Nacre)  exposa un plan complexe :
- le premier mois, nous laissons les russes faire 500 000 prisonniers chinois. Selon les conventions internationnales ratifiées par les Tsars, ils sont obligés de nourrir, soigner et bien traiter les prisonniers. Le deuxième mois, nous laissons les moujiks faire 500 000 prisonniers supplementaires et ainsi de suite pendant 6 mois. Ce qui fait 3 millions de prisonniers à nourrir. Le 7ème mois, nous proposons la capitulation de la Russie
- Jamais je ne laisserai un chinois manger des choux, des betteraves et des pommes de terre, hurla Sa Tr-s Exposive
- Rien compris à ce plan digne d'un énarque, euh pardon un ennuque objecta GLos Chinois. D'ailleurs O Sa Très Radieuse, j'ai des informations capitales à vous communiquer
- Faites Ding-Li, faites
- Je reviens d'un voyage dans ce minuscule pays, le Japon, à peine plus grand que le quart de Formose, et fort peu civilisé. L'espion suprême du polichinelle qui dirige ce rocher plus petit que la moitié de Hong-Kong etait en Russie. Il est évident qu'un complot russo-nippon menace notre pays
- Nous avons ces informations, coupa net Sa Très Avisée
- Mais saviez-vous que le Glossamoulaii ce pleulte a été reçu par le Tsar dans sa datcha d'Australie ?

Zheliang haussa les épaules et ironisa "Datcha d'Austalie septentrionnale je suppose"
- Nos informateurs n'ont pas précisé, reconnu Ding-Li
- Peu importe DIng-Li, vous avez été formé au wushu par Maitre So Doshi et vous avez passé 20 ans dans le temple du Henan. Aussi je vous confie le soin d'entrainer nos meilleurs soldats à l'art si majestueux du Kung-Fu. Allez, vous n'avez que deux demi-lunes pour cela.
Le Glos Chinois remercia Sa Très Magnifique Lumière des Bonheurs Eternels et imagina déjà les meilleurs passes pour transformer ce tlaitle de nippon en briques de thé.

-Vous, Zhéliang, vous serez chargé de coordonner nos actions avec mon oncle Oji-San qui vous connaissez, et pas trop de plans sur la comète
- Puis-je objecter Sa Très Magnanime, que si la collaboration avec le sage Oji-San ravit mon coeur et lui donne les ailes du papillon vainqueur, la cohabitation avec Ding-Li me parait aussi éphémère que la première rosée
- Ding Li a son caractère mais c'est un guerrier acharné. 
- Incapable de lire une carte, datcha russe d'Australie, pfft
- Nous nous assurons les services de Glos Chinois non pas pour ses compétences en géographie, mais pour l'art si subtil de la guerre. Et d'ailleurs Zhéliang je me fiche totalement de cette Australie, les provinces Espagnoles sont trop lointaines.

(à suivre)
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Palais Impérial des neiges éternelles du Fuji-Yama, Kyoto

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La très Magnifique Grande Impératrice du Japon avait réuni son conseiller particulier Oji6san, également nommé Amiral en chef des Armées de mer de Sa Très Illustre, et le chef des Armées Terrestres, le Gros Samoulaii.

Pour l'occasion, la Très Divine avait revêtu un kimono imprimé camouflage, et arborait plus de décorations (en diamants 250 carats) qu'un général français à la retraite. Le Glos samoulaii, en kimono kaki et katana d'honneur remis un délicat présent chiné à Pekin (il avait mis un point d'honneur, selon l'article 345, page 297 tome II du Code du Bushido à l'acheter et le choisir lui-même), un authentique fume cigarette en jade ciselé d'époque Tsou. A son accoutumée Oji-San, la barbe blanche impeccablement taillée portait un vieux kimono rapiécé et des pantoufles.

Après les politesses et salutations d'usage, et quelques prières zen, Samou-San demanda à prendre la parle et faire (enfin) un compte rendu de son séjour en Chine.
- Il se formente un complot, O Sa Très Respecteuse, le Glos Chinois, qui nous le savons a toujours été un foulbe était parti  - soit-disant, en voyage. En tous cas nos informateurs ne l'ont point aperçu à Pékin.
- Oui nous savons cela, interrompit Sa Très Bienheureuse
- Par ailleurs, je ne ferai que souligner la société débauchée et avilie chinoise, qui hélas degrade tous les jours l'image du monde asiatique et je ne puis que conseiller à Sa Très Illustrissime de porter haut les valeurs de notre pays et donc de civiliser ces barbares, d'ailleurs..
- Notre souci n'est pas là, coupa net Alisko-Senseï. Nous avons un souci bien plus grave qui menace notre empire, pire que la grippe aviaire et les typhons.
Le Glossamoulaii se prosterna et assura qu'il donnerait (si il le fallait) son sang pour l'honneur de son pays.

- Les russes, ces faces d'albatres aux nez rougis, ces moujiks veulent envahir notre merveilleux pays, expliqua Sa Très Majestueuse
- Et avoir la main mise sur la mer du japon et le commerce que nous faisons, compléta Oji-San
- Je le savais, maugréa Samou-San, O Sa Très Lumineuse, ce conflit est ourdi par la Chine vénale, j'en ai la preuve absolue : le Glos Chinois était en Russie, dans la province nommée Australie, et je sais à présent qu'il complote contre nous.

Oji-San leva les yeux au ciel et proposa de recentrer le débat.
- La meilleure défense à toujours été l'attaque, expliqua Sa Très Clairvoyante, aussi Oji-San, vous avez une demi-lune pour me présenter le plan d'attaque, et vous Samou-San, 4 lunes pour m'entrainer la fine fleur des samourai et des ninjas, vous formerez le commando d'élite. Allez zou au travail, j'ai ma séance de shiatsu qui m'attend.

Samou-San se retira après maintes courbettes, fort fier de cette mission (enfin de l'action, trop de gonzesses dans ces mémoire et pas assez de combats). Oji-San toutefois s'attarda encore un peu.
- Il est hors de question que je travaille avec ce samouraii inculte
- Et pourquoi donc ? Samou-San est de loin notre meilleur guerrier
- Un inculte qui confond la Russie et l'Australie, pfft, incapable de lire une carte
- Samou-San a l'expérience des très grands, la formation des meilleurs maitres, donc vous travaillerez avec lui, objecta Sa Très Décidée, et je me fous de l'Australie comme de de toutes les provinces africaines d'ailleurs.

Par leglossamulaii - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Kyoto - Hotel du Mont Fuji


Le Gloschinois fulminait.  Qu'est-ce qu'il faisait dans ce pays  insignifiant ? Il récapitula tous les désagrements de ce voyage.
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Premièrement, ce lâche de Glossamulaii était soi-disant en voyage privé avec sa famille.  Une servante  mal fagotée lui expliqua cela dans un mauvais mandarin (avec un accent coréen).  Ce  ladre serait partie en Australie. Qu'est-ce qu'il allait faire dans cette région de Sibérie ? Louche tout cela, très louche... Et ses informateurs semblaient confirmer ce départ, et pourtant le Gloschinois en avait laché des yens pour faire parler ces faces aplaties.


Deuxièmement,  ses épouses  n'étaient jamais là.  Toujours à faire des courses,  mais que pouvait-on donc trouver d'intéressant  à acheter sur ce rocher ?  En plus il avait faim. Ce  n'était  pas les 2 bouchées à peu près avalables qui allait remplir un estomac  imposant. Mais comment pouvait-on manger des choses aussi répugnantes : du riz au vinaigre,  et des poissons crus.  C'était bien là le signe de l'abrutissement de ce peuple, et de sa barbarie.  Des soupes bien trop salées,  et  ce saké, chaud en plus. Non,  pas étonnant que les nippons soient des  dégénéres.

Troisièmement, l'inconfort de l'hotel, pourtant fort cher. De la paille tressée pour dormir et des cloisons en papier, pas de chaises évidemment, pays de campagnards et d'incultes. Le climat, humide et gris était insupportable, preuve que les Dragons qui vivent au pays céleste n'aiment pas ce pays. Si encore les femmes étaient jolies !! Des pauvres créatures fardées de façon éhontée, trottinant sur des soques de bois qui faisaient un bruit désagréable, et en plus il fallait payer (et fort cher) pour les voir agiter un éventail, jouer de cet instrument pas accordé, le chat-mi-chène, et obtenir un verre d'alcool chaud. Une honte.

Enfin, pour faire plaisir à ses épouses, il avait accepté quelques sorties. Les jardins soit disant réputés (on ne sait par quel imbécile) n'étaient qu'un amas de sable et de pierre et de graviers, rempli de nippons bavards et n'arrêtant  pas de prendre des "photos" au moyen d'une pièce de fer attachée à leur cou. Il avait même failli mourir ébouillanté dans un onshen, un endroit où tout le monde se baigne ensemble, ce qui est un outrage à la pudeur et à l'hygiène. Ce pays était misérable, dévoyé.

Heureusement la pensée du rapport qu'il enverrai à Sa Très Céleste était fort réconfortante. Il n'y avait qu'une seule solution pour civiliser ce rocher caillouteux : l'annexer !!.


Par leglossamulaii - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Pékin -  Hotel de litchis et des osmanthus parfumés



Le Glossamulaii tournait en rond dans sa chambre d'hôtel. Ce voyage en Chine devenait pesant.
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Premièrement, le Gloschinois était  introuvable. Selon  l'espèce d'ennuque  (une sorte de sumo  mal embouché), le  Pleutle  était lui aussi en voyage privé avec ses épouses.  En Australie. Samou-San se demandait bien  ce que son ennemi allait faire du coté de l' Oural... Malgré sa patience, son katana bien affuté, il ne peut rien tirer de l'ennuque.


Deuxièment, ses concubines  étaient invisibles. Samou-San  détestait faire  du shopping,  certes, mais il n'y avait personne pour lui préparer son bento  pour le déjeuner  et personne pour lui faire couler l'O'Furo . La nourriture chinoise était purement infecte, du riz frit et du canard à toutes les sauces, trop grasses, trop indigestes.  Sans parler de cette saucisse aux 5 parfums,  que  l'on servait systématiquement,  surement du chien  ou du chat faisandé.

Troisièmement, la minuscule chambre bourrée de meubles et de couleurs, se remplissait chaque jour de paquets incroyables ramenés par les concubines, prises d'une frénésie de consommation. Et puis cette mode chinoise, vraiment, cela ne pouvait être inventé que par des esprits dérangés : des robes moulantes dévoilant les formes de ses femmes et ces pantalons. Et en plus les concubines s'extasiaient. Ridicule, tout cela était ridicule. Des femmes en pantalons !! Et puis les tailleurs chinois n'avaient rien inventé du tout, mais s'étaient inspirés des tenues d'aikido tout simplement.

Quatrièmement, la visite de la Grande Muraille. Vraiment pour faire plaisir à ses jolies femmes, parce que, marcher sous un soleil de plomb, dans ce climat sec (même le climat était déréglé dans ce pays c'est dire si les forces du Ciel n'étaient pas contentes) sur une route mal entretenue, vraiment il fallait être fou. Samou-San se demandait bien quel malade mental avait bien pu trouver ce tas de pierre "Merveille du monde". Probablement ce Confucius, un autre attardé, un chinois quoi.

Samou tentait de passer le temps en méditant et en relisant le Bushido, mais cette ville était bruyante, sale, mais sale, grouillant de monde. La seule pensée qui arrivait encore à le détendre était celle de son rapport à l'Impératrice : pays de dingues, traditions et nourritures barbares. Bref il serait largement temps de civiliser ce pays...

(a suivre)



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Palais Impérial des Nuits-sur- le Fuji, Kyoto.

Alisko-San, la Très Réputée, conversait avec  Oji-San sur la beauté des Haikus, et du soleil Levant. L'Oncle Bien Aimé, était outre le conseiller préféré de l'Impératrice, mais aussi le Chef de toute la Flotte de l'Empire.
Un bonze vient déranger cette conversation délicate, et après mille prosternations, informa la Très Sublime que sa soeur la demandait au téléphone.

Oji-San

Alisko-San vit son coeur bondir de joie, et se fit apporter le téléphone de cinabre qui convenait.
- Ah ma très chère soeur, mes oreilles sont telles les pétales du cerisier, et mon coeur léger comme une brise d'été
- Ma soeur bien aimée, j'ai hélas des choses fort graves à vous dire, nous remettrons les politesses à plus tard, intervint Alise-Li
- Ciel, vous m'inquiétez !
- Un de mes informateurs m'informe que les Cosaques, ces faces blafardes, ces avaleurs de tubercules
- Oui ces buveurs de seigle frelaté, et de potages infects
- Ces chiens qui ont dénaturé le parfum subtil du thé
- Ces rustres qui n'ont que des peaux de bêtes pour vêtements
- Donc ma Soeur, ces moujiks voudraient envahir la Mandchourie, annexer la Mogholie, et contrôler l'Oural
- Ciel, par Buddha, mais c'est affreux
- Et peut-être bien bâtir un pont entre Vladivostok et Sapporo.., ma soeur il faut se défendre
- Je mets de suite toute la Flotte du Japon en marche, et je vous envoie nos meilleurs samoulaii. Hélas, le meilleur est en vacances chez toi, je le rapelle ?
- Bah laisses-le découvrir nos merveilleux paysages, j'ai aussi mon commerçant et stratèfe préféré chez toi, si tu peux lui organiser une petite visite du Fuji
- La famille c'est sacré !

Les deux soeurs dévisèrent également sur le sort de la Corée, se chamaillant il faut le dire un peu. Oji-San proposa un partage équitable de ce petit pays, entre Nord et Sud, ce qui fut adopté. Les affaires militaires étant réglées, les deux soeurs purent parler enfin des sujets importants, comme la dernière mode à Shangaï.
- je viens  de voir dans le Petit Sichuan illustré que vous avez des tenues, veste et pantalons, très pratique cela
- Ah c'est notre jeune créateur Mao TLé Choung, il fait fureur, mais je ne peux hélas l'adopter à la cour. En plus il a un caractère..
- Oui mais c'est quand même révolutionnaire, quand je pense à la dureté des Obis
- Je te l'envoie, mais attention, il coud très bien, mais brode un peu trop sur l'avenir de notre pays, expliqua Alise-Li
- On pourra toujours le refiler aux Cosaques, intervint Oji-San, qui calligraphiait déjà le plan d'attaque du Kamchatka.

(A suivre)
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