Palais Impérial des neiges éternelles du Fuji-Yama, Kyoto

La très Magnifique Grande Impératrice du Japon avait réuni son conseiller particulier Oji6san, également nommé Amiral en chef des Armées de mer de Sa Très Illustre, et le chef des Armées
Terrestres, le Gros Samoulaii.
Pour l'occasion, la Très Divine avait revêtu un kimono imprimé camouflage, et arborait plus de décorations (en diamants 250 carats) qu'un général français à la retraite. Le Glos samoulaii, en
kimono kaki et katana d'honneur remis un délicat présent chiné à Pekin (il avait mis un point d'honneur, selon l'article 345, page 297 tome II du Code du Bushido à l'acheter et le choisir
lui-même), un authentique fume cigarette en jade ciselé d'époque Tsou. A son accoutumée Oji-San, la barbe blanche impeccablement taillée portait un vieux kimono rapiécé et des pantoufles.
Après les politesses et salutations d'usage, et quelques prières zen, Samou-San demanda à prendre la parle et faire (enfin) un compte rendu de son séjour en Chine.
- Il se formente un complot, O Sa Très Respecteuse, le Glos Chinois, qui nous le savons a toujours été un foulbe était parti - soit-disant, en voyage. En tous cas nos informateurs ne l'ont
point aperçu à Pékin.
- Oui nous savons cela, interrompit Sa Très Bienheureuse
- Par ailleurs, je ne ferai que souligner la société débauchée et avilie chinoise, qui hélas degrade tous les jours l'image du monde asiatique et je ne puis que conseiller à Sa Très Illustrissime
de porter haut les valeurs de notre pays et donc de civiliser ces barbares, d'ailleurs..
- Notre souci n'est pas là, coupa net Alisko-Senseï. Nous avons un souci bien plus grave qui menace notre empire, pire que la grippe aviaire et les typhons.
Le Glossamoulaii se prosterna et assura qu'il donnerait (si il le fallait) son sang pour l'honneur de son pays.
- Les russes, ces faces d'albatres aux nez rougis, ces moujiks veulent envahir notre merveilleux pays, expliqua Sa Très Majestueuse
- Et avoir la main mise sur la mer du japon et le commerce que nous faisons, compléta Oji-San
- Je le savais, maugréa Samou-San, O Sa Très Lumineuse, ce conflit est ourdi par la Chine vénale, j'en ai la preuve absolue : le Glos Chinois était en Russie, dans la province nommée Australie,
et je sais à présent qu'il complote contre nous.
Oji-San leva les yeux au ciel et proposa de recentrer le débat.
- La meilleure défense à toujours été l'attaque, expliqua Sa Très Clairvoyante, aussi Oji-San, vous avez une demi-lune pour me présenter le plan d'attaque, et vous Samou-San, 4 lunes pour
m'entrainer la fine fleur des samourai et des ninjas, vous formerez le commando d'élite. Allez zou au travail, j'ai ma séance de shiatsu qui m'attend.
Samou-San se retira après maintes courbettes, fort fier de cette mission (enfin de l'action, trop de gonzesses dans ces mémoire et pas assez de combats). Oji-San toutefois s'attarda encore un
peu.
- Il est hors de question que je travaille avec ce samouraii inculte
- Et pourquoi donc ? Samou-San est de loin notre meilleur guerrier
- Un inculte qui confond la Russie et l'Australie, pfft, incapable de lire une carte
- Samou-San a l'expérience des très grands, la formation des meilleurs maitres, donc vous travaillerez avec lui, objecta Sa Très Décidée, et je me fous de l'Australie comme de de toutes les
provinces africaines d'ailleurs.



Oji-San
la mésange chinoise peinte par Swang